Les chevaliers


Les chevaliers sont des fils de seigneur qui consacrent leur vie au combat. Ils se mettent au service d’un seigneur pour quelque temps ou pour toute la vie. Les chevaliers sont envoyés vers l’âge de douze ans chez un autre chevalier afin qu’ils y apprennent les règles de la chevalerie. Ils apprennent le métier des armes, en assistant le chevalier de différentes façons, entre autres en s’occupant de ses chevaux et de son armure. On appelle ces jeunes gens: des écuyers. Ils apprennent aussi à monter, à se battre à cheval, et à s’occuper des armes. L’adoubement du chevalier est la cérémonie qui permet à un jeune guerrier de devenir chevalier. À partir du XIIe siècle, l’adoubement s’accompagne souvent d’une cérémonie religieuse qui varie d’une région à l’autre. La veille de l’adoubement, le jeune écuyer passe une partie de la nuit à prier dans la chapelle. Le jour de la cérémonie, il reçoit les armes des mains de son parrain : un écu, un haubert, un heaume, une épée et des éperons. Le chevalier prête serment de mettre son épée au service du droit et de la protection des faibles. Pour limiter leur violence et leur imposer son autorité, l’Église leur fixe progressivement des règles, comme de ne pas attaquer des bâtiments religieux ou de ne pas combattre certains jours. L’Église définit peu à peu les qualités morales du parfait chevalier, l’esprit chevaleresque. Ces qualités sont : la prouesse, capacité de montrer sa force physique et d’accomplir un exploit militaire ; la loyauté, obligation de ne pas trahir les autres ; la largesse, mépris des richesses et générosité. L’évolution de l’équipement militaire est un facteur décisif dans l’apparition des armoiries. L’introduction de l’étrier, et du fer pour les chevaux en Occident, permet aux cavaliers de se vêtir de tenues guerrières plus lourdes et plus couvrantes. À partir du XIIe siècle, les affrontements évoluent: les combats se déroulent désormais à cheval, et la lance devient une arme indispensable. Les cavaliers disparaissent sous leur protection, et les combattants appartenant à la haute noblesse arborent alors des signes de reconnaissance peints sur les boucliers et les bannières : ce sont les blasons. Pour éviter toute confusion, on combine les couleurs, c’est-à-dire les émaux, les motifs et les figures, sur un fond triangulaire. Cette pratique, avant tout fonctionnelle, fournit un ensemble de figures qui constituent un répertoire de symboles. L’étude de ces symboles s’appelle l’héraldique. Pour s’entraîner au tournoi ou à la guerre, ils utilisent la quintaine, mannequin de paille ou de cuir. Armé de sa lance, le chevalier vise cette cible fixe. La difficulté est de garder un geste précis malgré le poids de sa lance. Dans les tournois, les chevaliers s’affrontent comme lors d’un véritable combat. Ils montrent leur courage aux dames et aux seigneurs, qui observent, depuis les tribunes, ce spectacle parfois meurtrier.

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